
Gondab
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À Abarkuh, la tour funéraire Gonbad-e Aali, bâtie en 1056, illustre l'architecture seldjoukide en pierre sèche. Premier monument classé de la province de Yazd.
À une centaine de kilomètres au sud-ouest de Yazd, la tour funéraire Gonbad-e Aali domine les hauteurs d'Abarkuh. Bâtie au XIe siècle pour abriter la sépulture d'un dignitaire daylamite, elle constitue le premier monument classé de la province de Yazd et l'un des témoignages les mieux conservés de l'architecture en pierre sèche de l'Iran central.
Pourquoi visiter Gonbad-e Aali
Le site cumule plusieurs intérêts pour un voyageur attentif à l'histoire iranienne. Il s'agit d'abord du premier monument inscrit au patrimoine de la province de Yazd, ce qui en fait un repère pour qui s'intéresse au statut des biens culturels iraniens. C'est ensuite un exemple remarquable de construction en pierre sèche, sans liant, technique imposée par la rareté de l'eau dans cette région désertique. Enfin, son emplacement en hauteur offre une perspective dégagée sur Abarkuh et la plaine environnante, ancienne escale sur la route caravanière du sel.
Histoire du site
La tour a été bâtie en 1056 sur ordre de Hassan Ibn Firouzan, descendant de la dynastie des Daylamites, qui administrait alors Yazd sous l'autorité seldjoukide. Le monument fut élevé pour abriter la sépulture d'Amir Amid al-Din Shams al-Dawlah, lié à Firouzan par des relations familiales (les sources évoquent un lien de parenté proche, parfois décrit comme grand-père à petit-fils).
L'édifice s'inscrit dans la période d'expansion seldjoukide en Iran central, marquée par une floraison de tours funéraires monumentales. À Abarkuh, les bâtisseurs ont travaillé selon les principes de la construction en pierre sèche : les blocs sont assemblés sans mortier, l'économie d'eau imposant cette contrainte technique. Près d'un millénaire plus tard, la tour est toujours debout, ayant traversé plusieurs séismes.
Ce que l'on peut voir sur place
Le monument se présente comme un volume vertical de 22 mètres de haut, aux murs épais de 2 mètres, posé sur un promontoire rocheux. La façade ocre se détache nettement du paysage minéral.
Plan et élévation
Le bâtiment adopte un plan octogonal, fréquent dans les tours funéraires iraniennes de la période seldjoukide. L'entrée se rejoint par une volée de marches taillées dans la roche.
Le décor
Au sommet, le dôme en forme de nid d'abeilles est l'élément le plus reconnaissable de la silhouette. Juste en dessous, une corniche sculptée court sur tout le pourtour, marquant la transition entre le corps de la tour et la coupole. Les façades portent des motifs géométriques et des inscriptions coufiques, écriture arabe ancienne caractéristique de cette période.
Le panorama
Depuis la plateforme, la vue porte sur la ville d'Abarkuh, ses faubourgs et la plaine désertique qui borde les premiers reliefs. Comptez 30 à 60 minutes sur place pour faire le tour du monument et profiter du point de vue.
Informations pratiques
- Durée de visite : 30 minutes à 1 heure suffisent.
- Accès au site : la montée se fait à pied par un escalier ; prévoyez de bonnes chaussures.
- Tarif : entrée à coût modéré pour les visiteurs étrangers, à régler sur place en rials.
- Eau : aucun point d'eau au pied du monument, emportez de quoi boire.
Quand visiter
Abarkuh se situe dans une zone climatique aride. L'automne et le printemps (octobre-novembre, mars-avril) offrent les conditions les plus confortables, avec des journées tempérées et des nuits fraîches. L'hiver est également praticable : les températures diurnes restent supportables, mais les matinées peuvent être froides.
Évitez si possible la période de juin à mi-septembre, où les après-midi dépassent largement les 35 °C et rendent la montée jusqu'au monument éprouvante. Pour la photographie, la lumière de fin d'après-midi met particulièrement en valeur la teinte ocre de la façade.
Comment s'y rendre
Abarkuh se trouve à environ 140 km au sud-ouest de Yazd, sur l'axe routier reliant Yazd à Chiraz. La ville est accessible en voiture ou en bus depuis trois grandes destinations iraniennes :
- depuis Yazd : environ 2 heures de route ;
- depuis Chiraz : compter 3 à 4 heures ;
- depuis Ispahan : environ 4 à 5 heures.
De nombreux voyageurs intègrent Abarkuh comme étape sur le trajet entre Yazd et Chiraz. Sur place, le site se rejoint en taxi depuis le centre, en quelques minutes.
Aux alentours
Abarkuh, qui compte près de 30 000 habitants, conserve plusieurs vestiges qui justifient une halte plus longue qu'une simple visite de la tour :
- les glacières historiques (yakhchal), constructions coniques en briques de terre destinées à conserver la glace pendant l'été ;
- le cyprès de Zoroastre, présenté comme l'un des arbres les plus âgés de la planète ; la tradition locale le rattache à Japhet, fils de Noé ;
- la mosquée Jameh d'Abarkuh, édifice ancien au décor sobre ;
- les fabriques de tuile et de céramique, qui perpétuent un savoir-faire local.
Pour prolonger le voyage en Iran central, vous pouvez ensuite rejoindre le jardin Dowlatabad à Yazd, ou continuer vers Kashan pour visiter la résidence traditionnelle des Boroudjerdi et le jardin Fin. Le village pittoresque d'Abyaneh constitue une autre étape recommandée sur l'itinéraire central.
Questions fréquentes
Questions fréquentes
Comptez 30 minutes à 1 heure sur place, montée comprise. En combinant la visite avec les autres sites d'Abarkuh (glacières, cyprès, mosquée Jameh), prévoyez une demi-journée.
La tour a été bâtie en 1056, sous l'administration seldjoukide. Elle abrite la sépulture d'Amir Amid al-Din Shams al-Dawlah et fut commandée par Hassan Ibn Firouzan, descendant de la dynastie des Daylamites.
La sécheresse de la région ne permettait pas de mobiliser l'eau nécessaire à la fabrication d'un mortier. Les bâtisseurs ont donc assemblé les blocs sans liant, technique exigeante qui explique aussi la résistance du monument aux séismes.
Abarkuh se trouve à environ 140 km au sud-ouest de Yazd, soit 2 heures de route. Vous pouvez prendre un bus depuis le terminal de Yazd ou louer un taxi, souvent dans le cadre d'une excursion combinée vers Chiraz.
Privilégiez le printemps (mars-avril) ou l'automne (octobre-novembre). L'été est très chaud dans cette zone désertique, et la montée à pied jusqu'au monument peut être éprouvante en pleine journée.
Préparer votre voyage en Iran
Gonbad-e Aali s'intègre naturellement dans un circuit reliant Yazd à Chiraz, ou plus largement dans une découverte du plateau iranien et de ses villes historiques. Pour construire un itinéraire sur mesure, consultez nos propositions de voyages en Iran.
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